Les races de chevaux de course au galop

Quelles sont les différentes races de chevaux qui s'alignent au départ de nos courses de galop, en plat et en obstacle ? Il y a les pur-sang, certes, mais aussi d'autres races, surtout en obstacles.
N'hésitez pas à nous poser des questions pour compléter cette rubrique.

Accès direct aux chapitres :
- Les races de chevaux de course au galop
- L'origine de la race des pur-sang
- Des "sprinters" aux "stayers"
- Les AQPS (Autres Que Pur-Sang)
- Arabe et anglo-arabe
- Et les trotteurs ?



Les races de chevaux de course au galop ?

Les chevaux de courses s'approchent du départ.
Ils sont sous les ordres du starter.
Ils ont vraiment de l'allure.
Il y a là des pur-sang anglais, des AQPS, et même des chevaux arabes et anglo-arabes.
Les courses hippiques ont permis d'améliorer certaines races par la sélection des étalons et des poulinières et des croisements judicieux.


L'origine de la race des pur-sang

Race noble. Ce galopeur né est un cheval d'hippodrome par excellence doté d’une grande aptitude à la vitesse.
Il est issu du croisement de la jumenterie lourde anglaise et d'étalons arabes purs.
Trois étalons arabes : Godolphin Arabian, Bierley Turk et Darley Arabian ont imprégné et marqué leur descendance de façon si importante que leurs produits, Matchem (1748), Hérode (1758) et Eclipse (1764), sont à la base des trois familles actuelles, et donc de tous les pur-sang de course dans le monde !
Ce sont les Britanniques qui ont « inventé » le pur-sang, mais les Français, malgré un siècle de retard, ont apporté – et continuent d’apporter – une contribution non négligeable à l’élevage. Aujourd’hui, le pur-sang est élevé dans le monde entier.
Les pur-sang sont inscrits dans des stud-books. Le premier a été créé le 3 mars 1833 et est tenu par le service des Haras. Cette date est capitale pour le pur-sang.


Des "sprinters" aux "stayers"

L'impression d'ensemble du cheval est une harmonie athlétique : longiligne, épaule oblique, hanche longue, poitrine ample, profonde et surtout ogivale.
Sélectionné depuis trois siècles, il possède la détente, les réflexes et l'influx nerveux indispensables à la lutte.
C'est le plus rapide, il couvre 1000 m en moins d'une minute (jusqu'à 56" les 1000 m, soit 72 km/h).
Il est spécialisé selon ses aptitudes à certaines distances :
- Sprinter : très rapide, distance préférée 1000 m.
- Miler : cheval de 1600 m.
- Classique : allie la tenue et la vitesse pour bien se comporter sur 2400 m (la distance du prix de l'Arc de Triomphe)
- Stayer : manque un peu de vitesse, mais possède une très bonne qualité de fond. Réussit sur 2600 m et plus.
Grâce à l'habileté de l'éleveur, certains pur-sang issus de "mariages" heureux réussissent très bien dans plusieurs catégories.


Les AQPS (Autres Que Pur-Sang)

Dans certains pays d’Europe, on fait courir des chevaux « presque pur-sang » qui possèdent quelques gouttes de sang de chevaux de selle locaux. C’est par exemple le cas de l’AQPS (Autre Que Pur-Sang) français, issu de croisements répétés entre des selle-français et des pur-sang et particulièrement sélectionné pour les courses (plates et surtout obstacles).
AQPS est un sigle utilisé dans le réservées programme des courses, par opposition aux courses ouvertes à tous les chevaux ou aux pur-sang.
Les AQPS se distinguent particulièrement dans les courses d'obstacles, surtout en steeple-chase, où les meilleurs dominent souvent les pur-sang par leur résistance et leur courage. En plat, certaines épreuves sont réservées aux AQPS. Elles se courent sur des distances plutôt longues.
Ce type de Selle Français constitue une production en majorité issue du centre de la France (départements de la Nièvre et de l’Allier).
À noter que, depuis quelques années, les AQPS s’exportent très bien, notamment vers les îles britanniques, qui produisent d’ailleurs des chevaux du même type
.


Arabe et anglo-arabe

Ancêtre du pur-sang, l’Arabe est toutefois moins rapide que son prestigieux descendant. Il a donc ses propres courses dans certains pays ; en France, il court surtout dans le Sud-Ouest. Toutefois, sous l’influence des grands propriétaires du Moyen-Orient, il court désormais quelquefois sur les plus prestigieux hippodromes d’Europe.
Outre ses qualités de cheval de selle, l’Anglo-arabe est un assez bon cheval de course. Plus rapide que l’Arabe mais tout de même moins que le pur-sang, il a lui aussi des courses qui lui sont réservées dans le Sud-Ouest de la France. Il est séparé en catégories selon le pourcentage de sang arabe qui coule dans ses veines : moins de 25 % (il s’appelle alors anglo-arabe de complément et a une vitesse suffisante pour rivaliser avec les pur-sang et les AQPS en courses d’obstacles), de 25 à 50 % et plus de 50 %. Ce sont surtout les anglos originaires du midi qui réussissent en course.


Et les trotteurs ?

Quelle différence entre les galopeurs et les trotteurs ? Les trotteurs sont des demi-sang, plus rustiques, plus résistants. C'est pourquoi ils peuvent courir plus "rapprochée" et par tous les temps.


Les documents d’accompagnement : les "papiers" du cheval

En France, pour toutes les races, il se présente sous la forme d’un livret dont la couleur de la couverture change tous les ans.
Il tient lieu de pièce sanitaire et zootechnique, ainsi que de passeport (sauf pour les chevaux de sport se déplaçant à l’étranger qui ont besoin d’un passeport FEI).
Il doit suivre le cheval dans tous ses déplacements et être présenté à toute demande de vérifications de la part des organisateurs compétents (société de courses et de concours, administration des Haras).
On y trouve entre autres :
- La date et le lieu de naissance.
- Le certificat d’origine qui mentionne les origines du père et de la mère, ainsi que l’inscription du produit au stud-book (sauf dans le cas des chevaux d’origine inconnue, dont le livret d’ailleurs toujours de couleur noire quand ils en ont un).
- Le signalement descriptif du produit, complété graphiquement à l’âge de 18 mois et qui doit ensuite être validé par l’administration.
- Lorsque le cheval est zain (sans aucun poil blanc) ou gris (susceptible de blanchir), on peut également trouver des photographies des châtaignes (l'équivalent de nos empreintes digitales).
- Les visas administratifs et les différents contrôles d’identité (déclaration à l’entraînement, qualification pour les trotteurs, inscription sur la liste des chevaux de sport...).
- Le livret sanitaire pour y inscrire les vaccinations.
Un duplicata peut être délivré par l’Institut du cheval à Pompadour sous certaines réserves de contrôle (signalement et groupes sanguins).
- La carte d’immatriculation qui a pour but de suivre le cheval dans les différentes transactions dont il sera l’objet au cours de sa vie.
Elle constate les changements de propriétaires et constitue une “présomption” de propriété (mais pas un titre) pour le dernier propriétaire l’ayant endossé.
Le nom du naisseur figure au recto de la carte, il s'agit du propriétaire de la jument, mère du produit, au moment de la mise à bas.
On retrouve sur cette carte le numéro d’inscription au S.I.R.E. du cheval, son nom, sa race, son sexe et sa robe.
Les chevaux d’origine inconnue peuvent avoir un livret SIRE (toujours de couleur noire), mais s’ils ne se déplacent pas, ils se contentent parfois d’une simple feuille de vaccination.
A noter que, dans nombre de pays, le système est beaucoup plus décentralisé, et qu’il peut varier selon les régions ou les races. Il peut être très complet et s’assorti de contrôles de filiation ADN aussi bien que se réduire à un simple certificat d’origine sur une feuille volante et sans signalement ni numéro !